« De la toile à l’étoffe » au musée des Beaux-Arts (Cambrai)

Cette exposition se déroule du 22 avril au 20 août 2017 et fut montée en partenariat avec le musée des dentelles et broderies de Caudry. De la même manière qu’au musée des dentelles et broderies, l’exposition a laissé libre court à l’imagination de Philippe Deverdieu. Cependant, contrairement à Caudry où il s’est inspiré des œuvres d’abstraction géométrique, il a pris inspiration des oeuvres d’un artiste cambrésien du XVIIIe siècle, Saint Aubert.

L’exposition est divisée en quatre sections, délimitées par des couleurs bien précises, et présente des tableaux et les robes de Philippe Deverdieu. Les quatre sections ont une approche thématique et représentent les quatre grandes périodes de la carrière de l’artiste avec des thèmes dominants (un mythe ayant été le sujet de plusieurs tableaux, ses descendants,…). Cependant, les titres données à chaque espace sont assez nébuleux et ne permettent pas vraiment de définir une période.

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Par exemple, le titre « Zémire et Azor » aurait nécessité d’avoir des précisions sur cet opéra-ballet, que ce soit en cartel ou un livret fourni à l’accueil. La majorité des œuvres proviennent d’artistes ayant pu inspirer Saint Aubert, comme Jean-Baptiste Pater, Nicolas Lancret ou encore David II Teniers le Jeune avec des prêts du Musée du Louvre, de la Bibliothèque nationale de France par exemple. Pourtant, cette multiplication de tableaux ayant inspiré l’artiste brouille la compréhension car le style personnel de Saint Aubert n’est pas mis en avant.
Quant aux œuvres de Philippe Deverdieu, les dix robes exposées sont présentées à la manière d’un podium et les couleurs des murs sont le plus souvent en harmonie avec les robes.

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En conclusion, même si l’exposition est belle visuellement, elle est avare d’informations, que ce soit sur Philippe Deverdieu ou sur Saint Aubert alors que cette exposition lui est dédiée entièrement. Les cartels sont plus développés pour les robes (avec les références historiques reprises par Philippe Deverdieu dans la conception de ses robes) que pour les tableaux.
Saint Aubert est un artiste assez peu connu et aurait nécessité une présentation succinte qui n’apparait pas dans l’exposition.

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