“Michel Nedjar, introspective” au LAM (Villeneuve d’ascq)

michel nedjar.jpg

Du 24 février au 4 juin 2017, cette exposition met en avant l’artiste Michel Nedjar, membre fondateur de l’association L’Aracine qui fit don de sa collection d’art brut au LaM. Il est surtout connu pour ses poupées faites de boue et de tissu, à l’allure effrayante, reflet de l’horreur qu’il ressent face à la Shoah, à la violence qu’a vécu sa famille juive.

L’exposition se divise en cinq salles, retraçant chacune une période de la vie de Michel Nedjar. Ces différentes salles sont désignées par une période temporelle, un lieu et une orientation de création, par exemple “1992-1998. Darius, absences/présences”. Cela nous permet de suivre l’évolution de l’artiste mais aussi de découvrir les œuvres quelquefois inconnues de Michel Nedjar. En effet, l’exposition brille par la diversité des éléments proposés, que ce soit des photographies provenant des archives de l’artiste, mais aussi les films expérimentaux qu’il a tourné après sa rencontre avec le cinéaste Teo Hernandez, ses dessins, …. Des explications courtes sont présentes au début de chaque cartel afin d’expliquer le lieu géographique ou ce qui a provoqué un changement dans l’acte créateur de Michel Nedjar. Ensuite, sur les cartels, certaines œuvres ont un cadre supplémentaire afin d’expliquer les différentes séries faites par l’artiste, comme ses Chairdâmes.

D’un point de vue muséographique, les pièces sont dominées par la couleur blanche, ce qui crée un contraste très fort avec les oeuvres très sombres. Un mur est cependant peint en bordeaux et renforce l’aspect dramatique de ses créations. La création prolifique de ces poupées de voyage est rendue visible avec le mur complet où sont accrochées les poupées.

20170429_161507[1]

Les films sont quant à eux projetés dans des petites pièces crées par des cloisons, avec des chaises ou même des sièges de cinéma, nous invitant à nous arrêter.
Pour la présentation des œuvres, certaines œuvres sont placées au milieu de la pièce, nous permettant de tourner autour et de voir les différents détails. La présentation des autres œuvres reste simple, protégées par une vitre, sauf les poupées qui sont présentées sur un support afin de pouvoir regarder aussi bien la face et le dos.
20170429_161724[1]

L’exposition est très intéressante car très complète. Je ne connaissais pas du tout le travail de Michel Nedjar et l’exposition m’a permis d’avoir une vue d’ensemble. Un seul détail m’a gêné: dans les films expérimentaux présentés, certains scènes peuvent choquer les plus jeunes, or, cette mise en garde est présente sur le cartel qui est juste à côté de l’écran. La mise en garde est donc visible uniquement après avoir vu quelques images du film …

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s