« Miroirs » au Louvre-Lens

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Du 3 décembre 2016 au 18 septembre 2017, cette exposition est visible au pavillon de verre.

Elle prend la forme de trois espaces distincts, séparés dans ces grandes bulles au sein du pavillon de verre. Cela choque au début puisque l’espace de la pièce est totalement vitrée alors que ces trois espaces sont fermés par des murs blancs et peints à l’intérieur dans des tons sombres. Nous avons l’impression de pénétrer dans un autre univers lorsque l’on rentre dans ces trois bulles.
A l’intérieur, les formes s’affrontent : la rondeur des murs est contrecarrée par les surfaces d’exposition qui sont rectangulaires, donnant l’impression de pièces très anguleuses.
Le premier espace se concentre sur le miroir, de l’accessoire à l’allégorie, illustrant la manière dont les peintres se servaient de la symbolique du miroir afin de donner une profondeur à leurs tableaux.
Le deuxième espace s’intéresse au dédoublement provoqué par un reflet dans une œuvre d’art avec la présence de photographies. On peut en effet noter que cette exposition ne présente pas uniquement des tableaux mais aussi des photographies, des meubles, mais elle mêle aussi les époques avec la présence d’œuvres d’art contemporain à côté de tableaux du 17ème siècle par exemple.
Le troisième espace présente le miroir comme une illusion qui trompe nos sens, avec une œuvre de Markus Raetz « Métaphores II » qui oblige le visiteur à se déplacer afin de constater que son mouvement influe sur notre compréhension de l’œuvre (une forme floue en fonte se transforme en lapin… voir en homme à chapeau).
On ne peut pas dire qu’un ordre précis est réellement visible dans la visite de ces trois espaces puisqu’ils sont pris de manière individuelle, la compréhension des salles est indépendantes les unes des autres. Quant à la scénographie, cette dernière n’est pas révolutionnaire, cela reste un accrochage sur des modules le long des murs ainsi que quelques œuvres se situant au milieu de cette pièce ronde. L’originalité porte davantage sur la forme de la pièce que sur la présentation des œuvres. Elles sont mises à valeur, surtout grâce à l’éclairage venant du haut, ce qui ne nuit pas à la contemplation des œuvres.

Les cartels sont peu nombreux mais ont l’avantage d’être traduits en anglais et en néerlandais (Le Louvre-Lens soigne ses nombreux visiteurs étrangers). Un court texte d’introduction est présent au début de chaque salle afin d’expliciter la thématique de la salle.

Le petit plus de cette exposition est qu’elle présente uniquement des œuvres d’art venant des musées du Nord Pas-de-Calais. De plus, des informations nous sont données quant à l’histoire des différents musées prêteurs, belle façon de valoriser le patrimoine de la région !

En résumé, c’est une belle exposition, bien menée, mais dont l’ambiance est un peu oppressante : les couleurs sombres ainsi que la présentation très anguleuse m’a rendu un peu mal-à-l’aise. Je trouve que cela nuit à la volonté affichée de l’exposition qui était de mettre en relation les œuvres entre elles : les œuvres exposées au centre de la pièce étaient un obstacle pour l’œil du spectateur et ne permettaient pas d’avoir une vision globale des œuvres de la pièce. A cause de cela, j’ai eu du mal à percevoir les similitudes entre certaines œuvres car mon regard ne pouvait pas balayer toutes les œuvres d’une même pièce.

 

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