« Mode in Taïwan » à la Cité internationale de la dentelle et de la mode (Calais)

calais


Cette exposition dévoile le travail de trois créateurs t
aïwanais : Apu JAN, Shao-Yen CHEN et Mei-Hui LIU. Elle souligne ainsi le processus de création de mode taïwanaise.

La première impression face à cette exposition est la sobriété ! Plongées dans une lumière tamisée et des teintes sombres, les robes sont mises comme dans un écrin. Chacun de ces artistes a le droit à avoir sa vitrine, qui résume brièvement son parcours avant de détailler quatre à six robes phare de sa collection. Un seul écran est admis dans une des vitrines afin de montrer un défilé du créateur.
Fait surprenant: il n’y a pas de vitre entre le visiteur et les créations, ce qui donne une impression de proximité ( et qui évite les reflets dû à la lumière).
Une vitrine est dédiée aux créations faite avec la dentelle de Calais-Caudry et cela souligne les différentes possibilités qu’offre la dentelle dans la mode car chaque artiste a traité différemment cette matière.
Entre ces vitrines, deux recoins dévoilent un écran : le premier montrant une cellule humaine grossie au microscope et le deuxième une vision d’une île sur ou sous l’eau. J’ai encore assez de mal à faire le lien entre ces vidéos et les œuvres : on aurait pu croire en effet que des motifs de ces vidéos soient repris sur les vêtements mais ce n’est pas le cas (après pourtant bien des recherches!). Aucun élément ne nous permet de comprendre le lien, si lien il y a.
Un autre recoin se détache complètement des autres, c’est l’installation d’une cabine d’essayage, d’une tonalité rose et vert, qui permet aux visiteurs d’essayer deux vêtements. Cette ambiance « girly » s’oppose à la sobriété de l’environnement et offre une parenthèse ludique et renforce l’idée de proximité (on a encore en tête les mannequins que l’on a vu défiler dans la vidéo…).

Concernant les explications, elles sont suffisantes pour connaître le créateur et pour chercher dans les créations ce qui est décrit de l’artiste (comme c’est le cas pour Apu Jan et le lien entre les œuvres littéraires et ses robes).

En conclusion, c’est plutôt une exposition contemplative, à faire à plusieurs afin de confronter votre vision de la mode et de la création car on ne peut s’empêcher de jouer aux juges dans les défilés. Le but de cette exposition était de montrer l’évolution de la mode taïwanaise ainsi que ses influences. Je dois avouer que je ne m’y connais pas suffisamment en mode pour dénicher ces influences ou pour effectuer des comparaisons avec d’autres créateurs. C’est pour cela que dans mon cas cette exposition n’a pas été au-delà de la contemplation de créations de haute couture, elle reste cependant très plaisante même pour les non-initiés !

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